POUR MOI, JANVIER EST UN MOIS DE DEUIL : à la fin de ce mois, en 1945, j’agonisais assis sur un tas de cadavres bien secs, sur lesquels je me trouvais à l’abri des vivants. Ceux-ci se faisaient en effet la guerre pour une miette de pain, dans ce wagon ouvert du train que j’ai baptisé « de la Méduse ». Moi, sous les couvertures abandonnées par les morts, qu’elles fussent pouilleuses ou ensanglantées, je m’efforçais d’économiser mes forces, espérant m’en sortir malgré la faim/fin, le froid et mon état de mort-vivant. Je m’accrochais à ce 28 janvier comme un noyé à une planche, me répétant : « Mais non, mais non, Vidal, tu ne vas pas crever le jour de tes 22 ans ! Mais non, mais non, Vidal, tu ne vas pas crever le jour de tes 22 ans ! » Et ce tant éveillé que dans mon sommeil, sommeil bientôt habité par les plus beaux rêves de ma vie, il va de soi par compensation…
Psaume cxxx, 1 :
MIMAAMAKIM KERATIKHA
DE PROFUNDIS CLAMAVI
DE LAS PROFUNDIDADES TE LLAMÉ
DE LAS PROFUNDINAS TE YAMí
En 1977, la publication de mon livre, L’Agonie des Judéo-Espagnols, fut un véritable manifeste, le réveil des consciences affaiblies des Séfarades. Le cri de l’un d’eux surgi des profondeurs de l’enfer nazi et décidé à reconquérir la culture de son père David Nessim Sephiha, mort à Dachau début mai 1945, et de sa mère Esther Eskenazi Sephiha survivante du camp de Ravensbrück et décédée dans d’atroces souffrances en juillet 1950.
Aussitôt rentré à Bruxelles, ce jeune homme reprenait ses études de chimiste, donnait des conférences sur sa vie dans les camps d’extermination et de concentration et s’efforçait de retrouver son espanyol ou judéo-espagnol.
Tout cela a déjà été dit dans les éditions antérieures de ce livre : en 1977, 1979 puis en 1991. Depuis lors, sur-mobilisé par mes études, mes investigations et mes activités (congrès nationaux et internationaux, création de cours publics de judéo-espagnol et de l’Association « Vidas Largas » pour la défense et la promotion de la langue et de la culture judéo-espagnoles, etc.), je n’avais pu rééditer et compléter la dernière édition.
Or celle-ci vient d’être publiée en castillan, traduite fidèlement par ma disciple Martine Lemoine, qui vit à Madrid et poursuit ses recherches sur Angel Pulido, son œuvre et sa vie.
A elle et à son éditrice vont mes remerciements les plus sincères.
J’ai profité de cette édition en castillan pour écrire la présente préface.
Oui, L’Agonie des Judéo-Espagnols a vraiment réveillé l’intérêt pour notre culture et ce jusqu’au Japon. Partout, centres d’études et congrès se multiplient. En outre, la presse renaît. C’est le cas de Aki Yerushalayim en Israël. A Istanbul, Shalom se maintient, avec son unique page en djudezmo, grâce à Klara Perahia. Et, depuis 2005, le complète un mensuel intéressantissime, El Amaneser, lu avec délectation par tous les amants de lo muestro dans le monde entier. Ce journal, qui comporte près de vingt pages en judéo-espagnol, est dirigé par la Docteure Karen Sarhon, dont les qualités se révèlent jusque dans la chorale Los Pasharos Sefaradis, qu’elle créa dès 1978 (http://istanbulsephardiccenter.com/index.php?mid=196i) et qui contribua aussi à la renaissance de notre culture.
En France, j’ai introduit une formule nouvelle, celle de l’Atelier (1969) adopté et imité partout, notamment en Israël et que j’ai décrit ainsi dans mon petit livre intitulé Le Judéo-espagnol (1986, page 38). Il est ouvert à tous ceux qui désirent recueillir – collectivement – le patrimoine judéo-espagnol : histoire récente, contes et légendes, comptines, langue, proverbes, chants profanes et liturgiques, folklore, us et coutumes, remèdes, recettes de cuisine, superstitions, formules magiques, etc. – bref, une espèce de mémoire collective encore vivante au fond des mémoires des participants. Migrations, répartition géographiques, séparations, traditions familiales, dispersions, langue et ses variantes géographiques ou générationnelles, culture, institutions, synagogues, symbiose. Tout cela est enregistré systématiquement et réécouté, commenté, voire rectifié et complété d’une séance à l’autre. Cela permet aux participants de mieux se rendre compte de la dynamique de la disparition de leur culture, qu’ils recherchent précisément avec passion et nostalgie.
Tel est cet atelier dont mon regretté ami, Jacques Hassoun, psychanalyste, me disait : « Mais, Vidal, ce que tu fais là, ce sont de véritables psychodrames, qui répondent vraiment au besoin qu’ont les Judéo-Espagnols de se retrouver, de découvrir leurs racines et de réaffirmer leurs traits identitaires, au nom du droit à la différence proclamé partout. Ainsi ai-je lancé un pont entre les étudiants et les judéo-hispano-parlants, qu’ils peuvent interroger en fonction des travaux de recherches qu’ils entreprennent.
L’association « Vidas Largas » a réalisé et filmé un ensemble d’interviews (Alain Penso, vidéos), édité de nombreux livres, organisé des manifestations culturelles et de très utiles commémorations, car trop d’Achkenazim et de Juifs maghrébins ignoraient que les Séphardim de l’Europe occupée furent également déportés et que, parmi eux, bien peu de Turcs furent protégés par leur gouvernement d’alors (cf. Corry Guttstadt). En outre, grâce au travail monacal d’Alain de Toledo, à partir du Dictionnaire du judéo-espagnol (judéo-espagnol-français) de Joseph Néhama (1978), un Dictionnaire français-judéo-espagnol est en chantier.
Ke este lugar ande los nazis eksterminaton…
En 2001, je revins pour la première fois à Auschwitz-Birkenau pour y être interviewé, trois jours durant, par une équipe de France-Culture. Là, je découvris que, parmi les vingt dalles (en vingt langues) du Mémorial de ce sinistre lieu, aucune n’était rédigée dans notre langue. Avec Michel Azaria, Gisèle Nadler et Ingeborg Sephiha, nous avons donc créé l’association JEAA (Judéo-espagnol à Auschwitz) afin d’obtenir la pose d’une dalle en judéo-espagnol (Ke este lugar…) : inaugurée le 24 mars 2003 sous la présidence de Madame Simone Veil, cette dalle offre enfin aux parents des victimes de cet enfer un lieu où se recueillir (http://michel.azaria.free.fr/MenuFr.htm ).
A cet événement majeur pour les Judéo-Espagnols, les revues de Jean Carasso et de Moshé Shaul ne consacrèrent que deux lignes…
Judéo-espagnol vernaculaire (espanyol, djudyo, djidyo, espanyoliko, haketiya) / Judéo-espagnol calque (Ladino)
Cette distinction entre langue vernaculaire et langue calque, qui constitue la base de mes recherches et de mon enseignement, a suscité maintes polémiques.
D’éminents linguistes comme Claude Hagège (2009), Bernard Pottier (1995), Manuel Ariza (1996) ou Zamora Vicente (1969) se réfèrent à mes travaux. D’autres occultent mon nom, soit par un indéfini Iacob Hassan: « [El ladino] es una lengua calificada atinadamente de calco » ([Le ladino] est une langue qualifiée judicieusement de « calque » [par votre envié collègue dont vous reconnaissez donc anonymement la compétence] soit en attribuant ma définition du ladino à d’autres ((PRENOM ?) Diaz-Mas, 1986) ou encore en adoptant ma terminologie sans donner de sources Manuel Alvar (Busse, 1996).
Mais où se cache leur « humanisme » ?
Jeremías 2:5
y se fueron tras la vanidad, y tornáronse vanos (castellano)
y anduvieron tras de la nada i nadearon (Judeo-español calco (Ladino)
y se fueron detras de la vanidad y se izieron vanos (Judeo-español vernáculo)
et ils poursuivirent la vanité et « s’avvanirent » (ma traduction).
Pire encore: depuis que Yitzhak Navon, cinquième président d’Israël, a créé l’ « Autorité nationale du ladino (ANL) [sic] sans consulter les spécialistes du monde, contre toute évidence et par décret, il a décidé que désormais le judéo-espagnol quelle qu’en fût sa nature, serait appelé ladino ! Comme d’autres, en 1860, substituèrent un « cache-juif », israélite, au « malsonnant » juif pour créer l’Alliance israélite universelle…
Comment une autorité politique peut-elle oser se substituer à des autorités scientifiques ? Nous ne sommes plus au temps de Galilée ! Pourtant, avec ce décret, l’ANL fausse toutes les œuvres (non sans valeur) qu’elle édita et ses membres baissent la tête ! Kavesa ke se aboko, no se korto, dit un proverbe : « Tête courbée, point n’est coupée »…
Depuis lors, ils vont substituant partout ladino aux autres dénominations du judéo-espagnol. Ils souffrent de ce que j’appelle une « ladinite aiguë » et se permettent de fausser notre héritage.
Moshe Shaul se permet de rebaptiser Le dictionnaire du judéo-espagnol de notre vénérable Joseph Nehama, qui a consacré toute sa vie post-concentrationnaire à cette œuvre, en l’appelant El diccionario del ladino !!!
Pour pouvoir éditer son récit sur sa vie dans les camps nazis, las Angustias del Enferno, Moshé Haélion fut obligé de remplacer tout au long de son livre le mot espanyol, utilisé dans sa famille comme dans la mienne, par ladino !!!
En 1999, à Jérusalem, lors du Congrès sur la graphie judéo-espagnole, Navon osa, sans égard aucun, me crier « ladino ! » chaque fois que, dans mon exposé, je disais « judéo-espagnol » ou « djudezmo ». Et ayant refusé ses corrections, je fus puni, moi, l’unique ex-déporté parmi les congressistes (chacun pouvait voir mon numéro sur mon bras) : on m’interdit de participer, à Yad-va-Shem, à une cérémonie du souvenir en l’honneur de Salonique !!!
Grâce à moi, qui lui ai donné tout mon dossier, Perez Avner, autre proche du président de l’ANL, a pu écrire un livre sur notre poétesse Clarisse Nicoïdski, mais sans même citer celui qui l’avait informé !!!
Le comble est atteint en 2002, avec la publication du texte ladino le plus populaire, celui de la Haggadah de Pessah, mais, oh escroquerie ! dans une version presque entièrement déladinisée, où notamment les participes présents, apocopés ou pas – el dizén, eyos komientes, etc. – sont systématiquement redjudezmisés en el dize, eyos komen, etc. Ainsi se parachevait l’entreprise confusionniste, précisément par ce texte réclamé de toutes parts alors que la communauté de Salonique l’a édité richement et à moindre prix, dans sa version originale dès 1960, en l’honneur de ses victimes !!!
En ce qui concerne la Shoah, il est vrai qu’en 1964 déjà, le directeur de l’Ecole normale israélite orientale (ENIO), le philosophe Emmanuel Lévinas, osa m’interdire de parler d’Auschwitz à mes étudiants, ce que, indigné, je refusai catégoriquement. Je lui rétorquai que, si telle était sa conception de notre devoir de mémoire, bien pauvre devait être sa philosophie !!!
En 2001, Jean Carasso, utilisant mon nom, put organiser à l’Unesco, à Paris, un colloque sur le judéo-espagnol. J’y fus invité par les ambassadeurs d’Espagne et d’Israël, qui m’en confièrent le discours d’ouverture et me primèrent. Mais, une fois ceux-ci partis, M. Carasso me fit dire par Moshé Shaul que je devais m’en aller. Comme je refusais, il se leva et cria à la cantonade que Haim-Vidal Sephiha était indésirable et devait quitter la salle. Tumulte, protestations indignées de certains, pleurs même. Néanmoins, les conférenciers, pour la plupart mes héritiers – et en particulier Marie Christine Varol, qui me devait tant – n’eurent pas la moindre réaction. Il ne fallait surtout pas gâter pareille aubaine : un colloque international à l’Unesco !!!
Je dois l’avouer : tous ces éhontés-là m’ont fait plus de mal que les SS.
En 2001, sur le web, ma formule des « Ateliers judéo-espagnols » s’est planétarisée grâce à Rachel Bortnick, qui, « colonisée » par l’ANL, l’a malheureusement appelée ladinokomunita@yahoogroups.com et ne reconnaît donc pas la différence éclatante entre judéo-espagnol vernaculaire et judéo-espagnol calque. Quel dommage !
Tous oublient ou ignorent que, jusqu’au milieu du XIIIe siècle, ladino fut le nom de la langue espagnole en formation (Corominas, « ladino »). C’est dans cette langue que furent rédigées les premières bibles. D’un messager maure, les chrétiens disaient El moro ladino, c’est-à-dire « qui parle et entend l’espagnol ». Comme il fallait se méfier de ce maure, capable de tout entendre, ladino a pris le sens de astucieux, rusé, sens toujours vivant aujourd’hui parmi tous les hispanophones du monde, et susceptible d’éveiller dans l’esprit du non juif les préjugés antisémites. Comme quoi la « ladinite aiguë » va à l’encontre des intérêts des Judéo-Espagnols.
Mais, toujours décidé, je continue de défendre à la fois la mémoire de la Shoah et celle de Los Muestros, auxquels Moïse Rahmani consacre son excellente revue (Los Muestros).
De mon côté, je pus donner des conférences 15 jours durant, tant au Chili (1996) qu’en Argentine (1998) et un jour à Montevideo, puis présider la thèse de Salvador Santa Puche à Murcie (septembre 1999) et, à cette occasion faire une conférence sur ma Shoah à la mairie de Yecla.
En 1981, j’avais créé la Radio libre, Radio J, où, avec Michel et feue Arlette Zlotowski, j’ai assuré bénévolement l’émission « Muestra Lingua » durant 25 ans. En 2006, en effet, lorsque je l’ai confiée à notre très compétent ami, Edmond Cohen, les nouveaux directeurs (rétribués eux), n’ont pas daigné me remercier pour cette collaboration !!!
Ici en France, nous participons régulièrement à diverses activités culturelles juives :
– Alain Penso a déjà édité, avec Vidas Largas, une série de DVD sur lo muestro (voir Bibliographie) ;
– Alain de Toledo, co-fondateur de Vidas Largas, va sauvant la mémoire des nôtres. D’abord en 2008, en rappelant l’action du Consul Bernardo Rolland y Miota qui, durant l’Occupation, sauva tant de Judéo-Espagnols de la barbarie nazie. Ensuite, par la création, fin 2009, de l’Association « Muestros Dezaparesidos » (nos disparus), avec pour but de rédiger le Mémorial de nos disparus, ce qui exige des heures et des heures d’enquêtes et d’investigations.
En décembre 2007, j’ai été invité avec mon épouse Ingeborg et mon fils Dominique par le United States Memorial Museum de Washington, à l’occasion de la donation de ma bibliothèque judéo-espagnole : 5 000 livres et plusieurs milliers de documents. Le nom des Sephiha figure ainsi sur le Mur des donateurs du musée, hommage à mes parents, mais aussi à tous les Judéo-Espagnols qui s’y trouvent ainsi dorénavant plus présents.
Enfin, excellente nouvelle, le 22 janvier 2012 ont été inaugurées les activités du tout nouveau Centre culturel judéo-espagnol – Al Syete – présidé par le Rabbin Daniel Farhi. Ce centre regroupe réunit toutes les associations (ACIP – Don Isaac Abravanel – Centre Culturel Popincourt – Al Syete – Judéo-Espagnol à Auschwitz – Muestros Dezaparesidos – Union des Israélites Sepharadis de France – Vidas Largas). J’en assure avec joie la présidence d’honneur.
Enfin, la concorde, un exemple pour les vrais humanistes !
BIBLIOGRAPHIE-FILMOGRAPHIE
Abensur Philip, Tétouan. Cité marocaine aux racines andalouses, Alan Sutton, Saint-Avertin, 2010.
Abinun Moïse, Les lumières de Sarajevo. Histoire d’une famille juive d’Europe Centrale, Jean-Claude Lattès, Paris, 1988.
Actes de la Journée d’études judéo-espagnoles du 22 janvier 1990, présidée par Monsieur le Rabbin Sirat, préfacé et présidé par intérim par Haïm-Vidal Sephiha, École des hautes études du judaïsme, Clichy, 1991.
Aélion Jacques, Salonique raconte-nous tes histoires, Elie Carasso, Tarascon, 1998.
Aélion Jacques, « Quelques souvenirs sur des banquiers saloniciens à Paris », in Carasso Elie (sous la direction de), Les voix de la mémoire. Hommage à Daisy Nahmias Carasso et à tous les Saloniciens disparus, Élie Carasso, Tarascon, 1997, pages 65-93.
Alberti Eleonora, Una lengua al amparo del cantar sefardi, prefacio de Haïm-Vidal Sephiha, ÉDITEUR ?, LIEU ?, DATE ?
Alpert Michael a édité en anglais, sous le titre The Chaste Wife by Elia R. Karmona, le roman de celui-ci, La mujer onesta, Five Leaves, Londres, 2009.
Amsellem Line, « Vestiges de la Haketiya », in Actes, op. cit., pages 55-70.
Ariza Manuel, El judeoespañol, in Busse Winfried et Varol-Bornes Marie-Christine (éd.), Hommage à Haïm Vidal Sephiha, Peter Lang, Francfort, 1996.
Avner Perets, Pimienta Gladis, ha-Milon ha-ma?if Ladino [sic]-?Ivri : lashon me-Aspamya, Sefarad, Mekhon Maaleh Adumim, Israël, 2007.
Ayoun, Richard, Les Judéo-Espagnols : les chemins d’une communauté – Los djudeo-espanyoles : los kaminos de una komunidad, traduction judéo-espagnole de Haïm-Vidal Sephiha, édité par JEAA, Paris, 2003.
Ayoun,Richard, The Judeo-Spanish people : Itineraries of a community – Los djudeo-espanyoles : los kaminos de una komunidad, traduction anglaise de Garih Albert – traduction judéo-espagnole de Haïm-Vidal Sephiha, édité par JEAA, Paris, 2003.
Azen Joseph, « Le peuplement juif de Sidi-Bel-Abbès », in Revue Vidas Largas, n° 7, Paris, 1988, pages 13-18.
Barnatán Matilde y Viviana, La ija i la madre komo la unya i la karne, prefacio de Haïm-Vidal Sephiha, Ibersaf Editores, Madrid, 2009.
Barca Francesca, « La buccia delle melle », intervista a Haïm-Vidal Sephiha, Revue Una Città, Forli, n° 184, maggio 2011.
Barouhiel Claudine, « Haïm-Vidal Sephiha ou la passion du judéo-espagnol », in Tribu 12, n° 20, automne 2009, http://www.tribu12.com/pdf/Tribu20.pdf
Barrera Vidal Schoonheere Anita, Lengua, uso e identidad, sobre el judeoespañol empleado en un periódico sefardita de Estambul, Thesis (Ph. D.), Université de Gand (Belgique), 1993, sous la direction de Haïm-Vidal Sephiha.
Barrera Vidal Schoonheere Anita, « Quelques considérations sur la langue d’un poète sépharade. “Kantes de maturdad” de Salamon Bicerano », in Hommage à Haïm-Vidal Sephiha, pages 203-212, 1996.
Barrera Vidal Schoonheere Anita, avec la collaboration d’Alberto Barrera y Vidal et de Dario Galimidi, La Ija de la Lavandera de Jacques Benusilho – Une version sépharade du Pygmalion de Georges Bernard Shaw, Didier Devillez Éditeur-Institut d’études du judaïsme, Bruxelles, 2012.
Benaim, Déborah, « Constance du Ladino dans la Haggadah de Pessah éditée à Salonique en 1970 », in Actes, op. cit., pages 33-44.
Benozio Dolly, « En route vers la liberté ou périple d’une rescapée à travers le Moyen-Orient », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 9-12.
Blin Pascale, « Heurs et malheurs des Judéo-Espagnols de France pendant la Seconde Guerre mondiale », in Actes, op. cit., 1991, pages 71-81.
Blin Pascale, « Les premiers émigrants juifs dans l’Espagne républicaine face à la montée de l’antisémitisme avant et pendant la Guerre civile », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 89-92.
Bornes-Varol Marie-Christine, « La vision de l’Autre chez les Juifs de Balat : les Turcs », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 81-88.
Bornes-Varol Marie-Christine, « Le judéo-espagnol d’Istanbul, étude linguistique », Thèse de doctorat [dirigée par Haïm-Vidal Sephiha], Peter Lang, Francfort, 2008.
Bornes-Varol Marie-Christine, « Emprunts au turc et alternances codiques en judéo-espagnol », in Actes, op. cit., pages 21-31.
Bornes-Varol Marie-Christine, Le proverbier glosé de Madame Flore Gueron Yeschua (judéoespagnol– Bulgarie), Geuthner, 2010.
Brañes-Becas Graciela, Sephiha Haïm-Vidal y Ana-María Tapia, De la «Sublima Puerta» a La Frontera, Sephiha Haïm-Vidal et Loulou Mallah de Vidas Largas invités au Chili par les Séphardim, videocassette, 1996.
Brañes-Becas Graciela, « Judeo-español : Imprecisión termnológica de Michael Molho en su Literarura Sefardita de Oriente », in Actes, op. cit., pages 45-48.
Bunis David M., Sephardic Studies: A Research Bibliography: Incorporating Judezmo Language, Literature and Folklore, and Historical Background (Garland Reference Library of the Humanities, Vol. 174), 1981.
Busse Winfried et Varol-Bornes Marie-Christine (éd.), Hommage à Haïm Vidal Sephiha, op. cit.
http://www.peterlang.com/download/datasheet/47421/datasheet_75591.pdf
Busse Winfried et Studemund-Halevy Michael (éd.), Lexicología y lexicografía judeoespañolas, Peter Lang, Francfort, 2011.
Cohen-Rak Nicole, « Un journal judéo-espagnol de Salonique, La Solidaridad ovradera », in Actes, op. cit., pages 10-20.
Carasso Elie, L’Échelle de Jacob : une famille judéo-espagnole de Salonique, 1993-1997, préfacé par Haïm-Vidal Sephiha, Élie Carasso, Tarascon, 1997.
Carasso Elie (sous la direction de), Les voix de la mémoire. Hommage à Daisy Nahmias Carasso et à tous les Saloniciens disparus, Élie Carasso, Tarascon, 1997.
Cohen Rivka, Mon enfance sépharade, mémoires du XXe siècle, Prefacio de Haim-Vidal Sephiha, L’Harmattan, Paris, 1996.
Cohen Rivka, Les bonheurs de ma cuisine juive, dans la tradition sépharade, préface de Haim-Vidal Sephiha, Edisud, Aix-en-Provence, 2000
Cohen Viviane, Si la table m’était contée, Prefacio de Haim-Vidal Sephiha, Cosmogone, Lyon, 2007.
Cohen Sarano Matilda, Diksionario ebreo/ladino[sic]-ladino/ebreo, Kaza Editora S. Zack, Jérusalem.
Cohen Sarano Matilda, Kuentos del folklor de la famiya djudeo-espanyola + kaseta de kuentos, Kana, Jérusalem, 1986 (djudeo-espanyol/ebreo).
Darbord Bernard, Pottier Bernard, La langue espagnole éléments de grammaire historique, Nathan, Paris, 1995.
Díaz Mas Paloma, Los sefardíes : historia, lengua y cultura, Riopiedras Ediciones, Madrid et Barcelone, 1986.
Etsi, Revue de généalogie et histoire Séfarades, desgraciadamente abandonada por falta de apoyo, http://www.oocities.org/etsi-sefarad/revue.html
Felipe Leon, « Auschwitz : A todos los judios del mundo, mis amigos, mis hermanos », in Anthologie de la poésie espagnole, coll. « La Pléiade », Gallimard, 1995, pages 622-625.
Furstenberger Nathalie, « Proverbes judéo-espagnols de Joseph Néhama », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 74-80.
Galante Abraham, Rinyo o El Amor Salvaje. Una obra teatral en judeoespañol de Abraham Galante publicada en 1906, edisyon kritika por Michael Studemund, Colección Fuente Clara, t. 15, Tirocinio, Barcelona, 2010.
Galante David, Un día más de vida. La odisea de David Galante. Rodas – Auschwitz – Buenos Aires, de Martín Hazan, 2007 , Buenos Aires.
Gicquiaux, Alain, « Saver kuantos kilates vale uno », Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 29-30.
Golub-Konfino Sara, « Djente tengo vizinas! Vinid todas a mi kaza ! o komo el djudezmo salvo a Solucha », Un kuento ke mos konto Sarika Golub-Konfino (nasida en Karnobad, Bulgariya) en muestro « Atelier » de Vidas Largas » i anotado por su prezidente Haïm-Vidal Sephiha), Archivos de Vidas Largas.
Gutmacher Sylvain, Dachau-Auschwitz novembre 1942-mai 1945 , préface de Haïm-Vidal Sephiha, Riveneuve, Paris, 2010.
Guttstadt Corry, Die Türkei, die Juden und der Holocaust, Assoziation A Verlag, Berlin-Hamburg, 2008 .
Hagège Claude, Dictionnaire amoureux des Langues, Plon-Odile Jacob, Paris, 2009 (À propos du ladino : page 376).
Halter Paul, Pauk Halter, numéro 151.610 – D’un camp à l’autre, Labor, Bruxelles, 2004. Précédé d’un portrait de Paul Halter par Merry Hermanus [J’ai été déporté avec Paul Halter de Malines à Auschwitz le 19 septembre 1943 et mon numéro 151.752 appartient à la même série que le sien].
Hassan Iacob Maria-Elena Romero y Paloma Díaz-Mas , Temas Sefardíes. Del Cancionero Sefardí, Madrid, 1984, 96 pages (page 19 : « lengua calificada atinadamente de «calco»).
Hassoun Jacques, L’Exil de la langue : fragments de la langue maternelle,Ed. Point hors ligne, Paris, 1993.
Hatsvi Yehuda, Sovre La Perasha de la Semana Semana por Semana, ANL, Israël, 2011.
Israel Alberto, Je ne vous ai pas oubliés, préfacé par Simone Veil, Editions de l’Institut sépharade européen, Bruxelles, 2008.
Kolonomos Jamila-Andjela, La rezistensia de los Djudios de la Makedonia, Samuel Sadikario, Skopje, 2007.
Lagardet Evelyne, Un rêve français, Flammarion, Paris, 2007.
Lagardet Evelyne, Contes philosophiques de la diversité [relié], postface de Michel Tubiana, Eyrolles, Paris, 2010.
Larès-Yoel Micheline, « Refranes », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 44-46.
Laurian, Anne-Marie (ed.), Dictionnaires bilingues et interculturalité, Peter Lang, Francfort, 2004.
Méchoulan Henry, Etre Juif à Amsterdam au temps de Spinoza, coll. « Présences du judaïsme », Albin Michel, Paris, 1991.
Menasseh ben Israël, La pierre glorieuse de Nabuchodonosor ou la fin de l’histoire au XVIIe siècle (traduction, introduction et notes par Hélène Knafou, Mireille Hadas Lebel, et Henry Méchoulan, illustrations de Rembrandt), Vrin, Paris 2007.
Penso Alain, Le ciel de Jean, Película, 1982, Archivos de Vidas Largas.
Penso Alain, Salonique ville du souvenir, ville de l’oubli, DVD, 1983, Archivos de Vidas Largas.
Penso Alain, Renaissance des Judéo-Espagnols (1) Presentación ; 2) Un Seder judéo-espagnol ; 3) Haïm-Vidal Sephiha : La langue judéo-espagnole, sa problématique ; 4) Dernier bastion judéo-espanol à Istambul ; 5) Le ciel de Jean (réédition), DVD, 2008, Archivos de Vidas Largas.
Penso Alain, 2009 : création de la cinémathèque judéo-espagnole par Alain Penso et Haïm-Vidal Sephiha.
Penso Alain, Regards croisés sur Israël, 2010, Archivos de Vidas Largas.
Penso Alain, L’atelier judéo-espagnol et l’hommage à Haïm Sephiha au centre Rachi en 2010, DCD, 2011, Archivos de Vidas Largas.
Perahya Klara et Perahya Elie, Dictionnaire français-judéo-espagnol (avec une préface du professeur Haïm-Vidal Sephiha), éditions Langues & Mondes-l’Asiathèque, coll. « Dictionnaires L & M », Paris, 1998.
Pierron Bernard, Histoire des relations entre les Grecs et les Juifs de 1821 à 1945, préfacé par Haïm-Vidal Sephiha et Henri Tonnet, Inalco, L’Harmattan, Paris, 1995.
Quintana Aldina Rodríguez, Geografía lingüística del judeoespañol, Peter Lang, Francfort, 2006.
Rahmani Moïse, Rhodes, un pan de notre mémoire, Romillat, Paris, 2000.
Rahmani Moïse, Shalom Bwana. La saga des Juifs du Congo, Romillat, Paris, 2002.
Rahmani Moïse, Les Juifs du soleil. Portraits de Sépharades de Belgique, Filipson, Bruxelles, 2002 (Prix Marcel Marinower 2003).
Rahmani Moïse, L’exode oublié. Juifs des pays arabes, Raphaël, Paris, 2003 (réédité sous le titre Réfugiés juifs des pays arabes, Luc Pire, Bruxelles, 2006.)
Rahmani Moïse, Sépharades 2004. Un état des lieux, NLA, Asnières, 2004.
Romeu, Pilar, Las llaves del Meam loez, Tirocinio, Barcelona, 2000.
Saporta y Beja Enrique, En torno de la Torre Blanka, prefacio de Haïm-Vidal Sephiha, Ed. Vidas largas, Paris, 1982.
Saporta y Beja Nicolas, Deux grandes figures juives de la Renaissance : Doña Gracia Mendesia Nasi – Don Joseph Nassi Duc de Naxos, Préfacé par Haïm-Vidal Sephiha, Ed. Vidas Largas, Paris, 1985.
Saul Angèle, Djoha, Djohaya. Nouveaux contes judéo-espagnols, Biblieurope, Paris, 2009.
Sadacca Haïm Vitali, Un ramo de poemas, The Foundation for the advancement of Sephardic Studies and Culture, Etats-Unis, 2008.
Saint-Exupéry Antoine de, El Princhipiko, kon ilustrasiones del autor, trezladado del fransez al ladino [sic] por Avner Perez i Gladys Pimienta, Édition Tintenfass, Neckarsteinach, Germany, 2010.
Sephiha Haïm-Vidal, « Discours à l’Unesco », 17 juin 2002, présenté par Jean-François Berdah, in Diasporas, n° 2, Langues dépaysées, CNRS, Université de Toulouse, 2003.
Sephiha Haïm-Vidal, « Aventures et mésaventures de mes prénoms. Haïm, un prénom hébreu ou comment s’en débarrasser », in Sigilla n° 4, Paris, 1999.
Sephiha Haïm-Vidal, « Le sort des Juifs turcs de Belgique : un témoin physique, oculaire et auriculaire », in Colloque à Halberstadt (Allemagne), « Rescue out of reach the fate of the Turkish Jews in nazi-dominated Europe International Conference », Moses-Mendelssohn-Akademie, 2006.
Sephiha Haïm-Vidal, « Les Judéo-Espagnols et la France. Des noms qui chantent, enchantent et font pleurer », in Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 81-88.
Sephiha Haim-Vidal, « Judeo-español : Problemática y Terminología», in Actas, op. cit., pages 1-9.
Sephiha Haïm-Vidal, « Néologie verbale en judéo-espagnol », in Contrastes, n° 24-25, 1994/1995, Editions in fine, Paris, pages 109-116.
Sephiha Haïm-Vidal, « Nébuleuse de la Mémoire », www.revistaair.net/haimvidalair17.html
Sephiha Haïm-Vidal, « Le judéo-espagnol de Salonique », Akadem, http://tinyurl.com/3cne2j
Sephiha Haïm-Vidal, « Le judéo-espagnol », in Cicurel Francine, Anthologie du judaïsme. 3000 ans de culture juive. Les fondements religieux et les symboles. Questions philosophiques et pensée juive. Littérature et identité. Un regard historique, Fernand Nathan, Paris, 2007, pages 446-448.
Sephiha Haïm-Vidal, « L’image du Juif dans l’univers concentrationnaire », Revue Vidas Largas, n° 7, op. cit., pages 110-116.
Sephiha Haïm-Vidal, « Eloge funèbre pour Richard Ayoun (z»l) », Guysen International News, 30 juin 2008.
Sephiha Haïm-Vidal, « Le ciel de Jean, film d’Alain Penso consacré aux Judéo-Espagnols », in Combat pour la Diaspora, n° 13, 1983, Paris, pages 90-94.
Toledo Alain de, « De Salonique à Varsovie », in Combat pour la Diaspora, n° 13, 1983, Paris, pages 51-52.
Vidal Dominique, Les historiens allemands relisent la Shoah, Complexe, Bruxelles, 2002.
Vidal Dominique, Shoah, génocides et concurrence des mémoires, Éditions du Cygne, Paris, 2012.
Weill-Dubois Claire, « Le ladino et le latino ou la célébration de la mémoire », in Actes, op. cit., 1991, pages 49-54.
Weinstock Nathan et Micheline traduisent du yiddish amstellodamois du XVIIIe siècle, présentent, annotent et éditent le livre de ben Oyzer Leylo, La Beauté du diable. Portrait de Sabbataï Zevi, Honoré Champion, Paris, 2011.
Weinstock Nathan, Sephiha Haïm-Vidal et Schonheere Anita Barrera, Yiddish et judéo-espagnol : un héritage européen, Bureau européen des langues moins répandues, Bruxelles, 1997.
Weinstock Nathan, Sephiha Haïm-Vidal et Schonheere Anita Barrera, Yiddish et judéo-espagnol : un héritage européen, Bureau européen des langues moins répandues, Bruxelles, 1997
Zamora Vicente Alonso, Dialectología Española, Gredos (capítulo « Judeo-español »), Ediciones Cultura Hispánica, Madrid, 1969.
———————————————————————-
LA AGONÍA DE LOS JUDEO-ESPAÑOLES
AUTOR: SEPHIHA, HAÏM VIDAL
EDITORIAL: AUTOR-EDITOR
ISBN: 978-84-615-5352-5
EAN: 9788461553525
AÑO: 2012
TRADUCTOR: LEMOiNE, MARTINE
ENCUADERNACIÓN: Rústica
NÚMERO PÁGINAS: 160
eSefarad Noticias del Mundo Sefaradi
A l’éditeur d’esefarad,
Avez-vous conscience qu’en publiant un texte aussi acrimonieux et haineux, mettant en cause nominativement et publiquement des personnes, vous vous exposez ainsi que l’auteur à des poursuites judiciaires de la part des personnes mises en cause ? L’éditeur du livre en avait pleinement conscience lorsqu’il a refusé la publication intégrale de ce texte.
Bien à vous
François Azar